Chercher du contenu et filtrer

Rencontre

Tanja Klein – «kleinbasel»

Texte: Nathalie Zeller / Vidéo: Safak Avci / Photos: Jürg Waldmeier, Phillip Jecker / 11.03.2016

«kleinbasel» est synonyme de vêtements, sacs en cuir et accessoires pour femmes intemporels, réalisés en Suisse et en Europe à partir de matériaux nobles et naturels. Ils allient artisanat traditionnel, qualité et style.

Tanja Klein est une femme passionnée de mode, d’artisanat, de cuir et d’étoffes, qui possède sa propre marque. Découvrez l’univers de kleinbasel et laissez-vous inspirer par quelques impressions.

Quelle est l’idée à la base de «kleinbasel»? Comment en êtes-vous arrivée là?
A la fin de ma formation de designer, je n’ai pas trouvé de travail à Bâle et je me suis dit que j’allais me lancer (rire). Ce qui me plaît, c’est que je ne fais pas que du design, je suis aussi confrontée à des aspects très importants de mon quotidien, comme la vente, le contact client et le marketing. J’aime cette diversité et l’évolution permanente dans mon métier. Et ce qui tient particulièrement à cœur, c’est une production durable. Nous produisons en Europe, les sacs par exemple sont réalisés au Tessin. Nous sommes ainsi à contre-courant, comme pour nos éditions limitées.

Qu’est-ce qui a changé au cours de toutes ces années, depuis le début de «kleinbasel»?
«kleinbasel» a été créée en 2001. Et depuis lors, beaucoup de choses ont changé. Au début, j’étais toute seule, puis j’ai eu une stagiaire. Aujourd’hui, nous sommes neuf personnes et avons deux magasins, l’un à Bâle et l’autre à Zurich. «kleinbasel» n’a cessé de se développer et le travail est devenu plus passionnant, varié et riche, le design offrant des possibilités bien plus nombreuses. C’est ainsi que nous réalisons aujourd’hui aussi des manteaux, ce que nous ne pouvions pas nous permettre autrefois en raison des coûts d’investissement élevés.

«Sur les salons, je me laisse guider par ce qui me plaît. Et je laisse ce qui me déplaît.»

Par passionnant, vous voulez dire que les possibilités se sont élargies?
Oui, la collection s’est élargie, même pour les sacs. De plus, le réseau de partenaires de production s’est développé aussi, donnant naissance à de nombreux contacts différents. Mais cela ne concerne que les facettes du design et de la production. L’autre aspect, c’est la vente. Nous avons aujourd’hui un segment de clientèle plus large. Nous avons des clientes fidèles et de passage, des clients Corporate-Fashion, une clientèle commerciale qui achète nos pièces - le monde s’est ouvert à nous. «kleinbasel» a beaucoup changé et s’est considérablement développée.

Qu’est-ce qui caractérise «kleinbasel»?
La plus grande différence par rapport à des marques comparables, c’est notre concept global que nous élaborons à neuf chaque année. Nous ne réalisons pas de collection modulaire et ne produisons pas des pièces que nous pouvons vendre pendant des années; nous créons une collection entièrement nouvelle pour chaque saison et confectionnons toutes les pièces dans de tout nouveaux coloris, tissus et coupes. C’est un travail énorme! Chaque saison est marquée par une nouvelle collection basée sur un concept harmonieux, avec des pantalons, des jupes, des blouses, des vestes, des sacs - tout est coordonné. C’est ça, «kleinbasel».

Quelle relation avez-vous avec vos clientes fidèles? Avez-vous des échanges avec elles?
Une à deux fois par semaine, je suis moi-même au magasin pour assurer la vente. C’est une grande source d’inspiration pour moi. J’apprécie beaucoup un feed-back franc et direct, que ce soit du personnel de vente ou des clientes elles-mêmes.

Que disent les clientes de «kleinbasel»? Ecoutez!

D’où vient le nom «kleinbasel»?
Il s’agit d’un jeu de mots à partir de mon nom de famille et de mon premier magasin dans le quartier de Petit-Bâle. A l’époque, je faisais des études à Zurich et comme tous les Bâlois, je pensais «Pffff...., ces Zurichois...!» (rire). Sérieusement: je ne voulais pas alors que la marque porte mon nom complet - ce qui semble quelquefois être problématique aujourd’hui.

Pourquoi?
C’est un nom qui divise un peu les esprits, précisément  parce qu’il contient le mot «Basel». Mais on ne peut rien y changer.

Qu’est-ce qui distingue la collection été 2016?
Une abondance de couleurs! Avec du jaune, de l’argent, du rose et de l’or. Elle regorge de fraîcheur. Les tissus ont de super motifs avec des pois. Comme toujours, la collection est coordonnée, les différents vêtements et sacs pouvant se combiner facilement. Moi-même j’adore voir ce que mon équipe de vente fait en boutique à partir de la collection actuelle: elle associe les pièces de manière toujours inédite et géniale.

La collection été 2016

Comment vous vient l’inspiration pour de nouvelles collections?
J'aime beaucoup les voyages et l'art. Les films aussi. Je ne cherche pas, l’essentiel vient de moi. Bien sûr, la matière m’inspire aussi. Sur les salons, je me laisse guider par ce qui me plaît. Et je laisse ce qui me déplaît.

Le quotidien vous inspire donc beaucoup?
Oui, on peut dire ça. Les voyages aussi m’inspirent. Je suis allée plusieurs fois au Maroc, un pays passionnant à découvrir. L’important, ce sont les moments de détente, les matières, les couleurs et les formes. Une chose en amène une autre. Par exemple, quand je conçois un pantalon, je me demande avec quoi je pourrais l’assortir et on passe ainsi d’une pièce à la suivante.

«Mes clientes apprécient que nous fabriquions les collections nous-mêmes et non pas en Chine dans le cadre d’une production de masse.»

Comment abordez-vous l’exigence «d’individualité» dans la mode, c’est-à-dire le besoin d’exprimer son propre style, par opposition à «l’universalité», qui consiste à ne pas se démarquer de la masse?
Ce thème exige une grande réflexion personnelle, car je connais ça, moi aussi: je voudrais porter quelque chose de spécial, sans pour autant me faire remarquer de trop, ou du moins un peu seulement. Chez «kleinbasel», nous avons des limites bien définies, parce que je sais très bien qu’il y a des choses que personne n’achèterait. Ou que moi-même, je ne porterais pas, parce qu’elles sont trop originales ou trop exclusives. Nous ne faisons par exemple pas de minijupes. Ni des t-shirts basic, il y en a bien assez qui en font. Il n’en reste pas moins que chaque pièce d’une collection doit avoir du caractère. Une robe doit pouvoir exister par elle-même, car on choisit normalement une pièce qui sera mise en valeur sur la cliente et qui suscitera des émotions. C’est un exercice périlleux. Bien entendu, nous avons aussi déjà produit des pièces invendables. Notamment en raison du prix, de la couleur, de la coupe...

Vous vous fiez donc beaucoup à vous-même dans ce domaine?
A moi-même et aux clientes, car elles ont un profil bien défini: à Bâle, elles circulent généralement à vélo, les vêtements doivent donc être pratiques. Mes clientes ont globalement entre 30 et 55 ans et la plupart sont très férues de durabilité. Beaucoup d’entre elles travaillent dans le secteur social, certaines sont graphistes ou architectes. Mes clientes apprécient que nous fabriquions les collections nous-mêmes et non pas en Chine dans le cadre d’une production de masse.

Laissez-vous inspirer et rendez-nous visite: en ligne sur www.kleinbasel.net ou directement dans nos magasins à Bâle ou Zurich!

Catégorie:

shopping, loisirs, mode, story

CONCOURS

A gagner: des week-ends bien-être à Zurich

Participer maintenant

Plus d'articles